Jérôme Pujol (UrbanSoccer) : "L'envie d'un nouveau défi professionnel"

Paul Scholes

Une décennie passée au bord et sur les terrains à organiser des événements et des tournois pour UrbanSoccer ! Avec ce départ c'est une page du Foot 5 qui se tourne...

Après 10 ans chez UrbanSoccer, tu quittes le monde du foot 5 ?
Et oui, une grande page se tourne... Je quitte effectivement le monde du Foot 5 mais que de manière professionnelle. Ma passion pour le Foot et plus particulièrement le Foot 5 ne s'arrête pas là bien heureusement et je continuerai de fouler les pelouses, entre autres celles de Puteaux, en UrbanLeagues, avec notre équipe historique du TP Mazembe présente depuis 18 saisons consécutives !

L'envie d'un nouveau défi ?
Oui l'envie d'un nouveau défi professionnel me trottait la tête déjà depuis une grosse année. J'avais en revanche la volonté de rester dans le milieu du sport et du loisir avec le souhait d'être toujours au cœur de la pratique et des pratiquants.

Au niveau animations et compétitions, ton nom a toujours été associé à UrbanSoccer, que gardes-tu de cette décennie ?
Déjà merci beaucoup pour cette association :) En faisant le bilan même si tout ça est encore assez frais, je me dis avoir eu beaucoup de chance d'intégrer un secteur de passionnés en pleine croissance qui plus est chez UrbanSoccer, pionner du Foot 5 en France. C'est quand même incroyable de se dire que ton job est de créer et d'organiser des tournois de foot partout en France, en Belgique et au Portugal. Si je devais garder un souvenir, ça serait cette Carrefour Cup 2014 où nous sommes partis à Rio assistés au 3ème match de la Coupe du Monde France - Equateur dans le stade mythique du Maracana... Le 0-0 n'a pas fait trop rêvé mais quel voyage !

Jérôme Pujol (UrbanSoccer) :
Des regrets ? Et tes meilleurs souvenirs ?
Des regrets..?! On peut en citer 2... Le premier c'est anecdotique mais quand même ! Je pense avoir toujours été dans une démarche d'accueil, bon esprit, empathique et compréhensif à l'égard de tous ceux qui ont croisé mon chemin. Malheureusement j'ai en tête un joueur en particulier que j'ai revu il n'y a pas longtemps d'ailleurs et que je n'ai jamais réussi à mettre dans des "good vibrations". Un peu de frustration là-dessus mais bon c'est ainsi. On ne peut pas faire adhérer tout le monde et on connait le football et la passion parfois déraisonnée qu'il entraîne... 2ème regret, c'est de ne pas avoir réussi à convaincre de nouvelles marques pour s'associer à des compétitions nationales comme Carrefour a pu le faire pendant 3 ans. On a un vide à ce niveau depuis quelques années et c'est dommage pour les joueurs comme les organisateurs. Meilleurs souvenirs ? J’ai évoqué le Brésil un peu plus haut. On pourrait aussi parler du Canada en 2015 qui était incroyable mais sinon je préfère te dire tous les bons moments passés avec mes collaborateurs.

La suite, professionnellement, c'est quoi pour toi ?
La suite professionnelle a déjà débutée le 2 janvier dernier. J'ai intégré le leader du Esport en France : la Team Vitality

Jérôme Pujol (UrbanSoccer) :
Pourquoi ce secteur d'activité et comment s'est présentée cette opportunité ?
Parce c'est un secteur en pleine explosion et Vitality en est le parfait exemple avec une levée de fonds de 34 millions d'euros effectués ces 18 derniers mois. Comme je le disais, mon objectif était de rester au cœur d'une pratique et de ses pratiquants. Il y a de grosses similitudes avec le Foot 5 donc j'espère pouvoir apporter ma valeur ajoutée dans les semaines à venir ! Opportunité qui s'est présentée en juin dernier grâce à un ami devenu ami/collaborateur.

Je te souhaite le meilleur et te laisse le mot de la fin
Merci à toi Jérôme. Dernier mot pour la fin ? Je souhaite à Urban et tous ces confrères hexagonaux plein de réussite à l'avenir, de nouvelles compétitions nationales avec que des joueurs sympas qui restent dans un état d’esprit de plaisir !

Paul Scholes